Kaffemik

Kære alle forældre,

Kaffemik i denne måned bliver tirsdag d. 2. november, hvor Caroline er “værtinde” :-) Tidspunktet er 16-17 hvor kaffe, te, bagværk og gnavegrønt vil være til både børn og voksnes nydelse – alle interesserede er velkommen, og tag gerne hele familien med :-)

 

 

Grandir, c’est grand

Les nôtres sont arrivés à l’école en dernier, il y a un mois. Deux frères nés le même jour, ils sont les plus jeunes du groupe des enfants. Leur complicité de jumeaux les encourage pour franchir le pas dans ce nouveau lieu, au milieu de tous ces grands. Depuis le premier jour, ils sont si fiers d’aller à l’école et de pouvoir enfin faire des choses que les bébés ne peuvent pas encore faire.

Du haut de leurs trois ans, en phase super active de l’acquisition du langage, c’est juste épatant comme ils ont réussi à développer leurs capacités de s’exprimer en français. Pourtant, nos enfants sont exposés simultanément à plusieurs défis du point de vu langage. Nous sommes une famille multiculturelle, la langue maternelle de Karl et de Ruhi est l’allemand (je suis quasi bilingue allemand-français), tandis que la langue paternelle est le turc, qui sert aussi comme langue familiale. Ils viennent de déménager de la Suisse romande, où le français les entourait en crèche et par nos amis.

Quand nous nous sommes posés la question pour savoir quel type de structure éducative nous aimerions pour nos enfants en arrivant à Copenhague, nous nous sommes vite dit que nous ne voulons pas les exposer d’emblée au danois. Tout en souhaitons qu’ils l’apprennent progressivement, il nous semblait important qu’ils puissent déjà mieux consolider les trois langues dans lesquelles ils ont baignés jusqu’à lors.

Quelle aubaine alors d’avoir trouvé l’école franco-danoise. Non seulement que le fait de parler plusieurs langues au sein d’une même famille n’a pas été perçu comme un obstacle pour y être admis, au contraire, cela a tout de suite été accueilli comme une grande source de richesse.

Cela fait maintenant un mois que Karl et Ruhi fréquentent l’école et ils sont tellement épanouis, qu’ils demandent même à y aller le dimanche. Quand je vais les chercher, ils adorent me raconter des anecdotes vécues la journée et surtout bien sûr leurs exploits. Ruhi m’a montré avec tant de fierté qu’il sait maintenant tenir un crayon comme il le faut pour l’écriture et a tout de suite fait une démonstration avec une ligne ondulée : »Maman, Ruhi sait écrire ».

Au départ, les plus grands les cajolent, leur font des bisous et tout d’un coup je vois mes « grands » garçons devenus les petits frères de la classe unique.

Les courageux

… c’est ainsi que j’ai entendu récemment dénommés les parents de notre école par un observateur extérieur.

En effet. C’est courageux, de choisir pour son enfant une structure nouvelle comme la notre – dans le concept comme dans son fonctionnement. Pour certains même, de ne l’avoir choisie que “sur plan”. De choisir une structure petite aussi, par la force des choses aujourd’hui et par choix délibéré demain.

Sans eux l’école n’existerait pas aujourd’hui, cette expérience unique et innovante ne pourrait pas se faire, les conclusions que nous en tireront ne se feraient jamais.

Après presque 2 mois de fonctionnement, les premiers résultats sont là:

les plus grands (9 ans) s’amusent à lire-écrire, et font des progrès visibles en grammaire/orthographe. Ceux de 6 ans font leurs premières tentatives de textes en autonomie et donnent l’exemple aux plus petits, qui s’y mettent eux aussi. Ce n’est pourtant pas au programme, car ils ont 3 ans…

Ceux qui ne parlaient jamais français à la maison s’y sont mis à coeur joie.

Ils chantent de plus en plus, et de plus en plus juste!

Ceux qui n’aimaient pas les maths sont pris au jeu des maths ludiques, notamment par des dynamiques de groupe.

Les traits de leurs dessins et peintures s’affinent.

Les enfants prennent l’habitude de ranger – aussi à la maison.

Ils prennent l’habitude aussi de finir leur travail, par exemple de faire des dessins achevés plutôt qu’une multitude de brouillons.

Les plus petits font des jeux de rôle à la maison, jouant qu’ils sont les grands (de 6 ans!).

Ils se tiennent de mieux en mieux à table.

Les contes et histoires qu’ils racontent sont de plus en plus riches, et ils sont de plus en plus attentifs aux histoires des autres.

L’outil informatique s’apprivoise, ainsi que les appareils photos, les microscopes, les abaques, les jeux d’échecs…

Sont-ce des résultats exceptionnels, comme nous en avons l’ambition? Ils le sont peut-être, mais c’est encore trop tôt pour le dire réellement.

En revanche aujourd’hui, notre structure, ce petit village, respire l’épanouissement et la joie, les frustrations et les échecs aussi, les recommencements et les petits succès.

Merci aux courageux, ceux qui essuient les plâtres. Merci aux pioniers.

La vie à l’école par Léna et April

Nous April et Léna avons voulu faire un reportage sur la vie de tous les jours à l’école Franco-Danoise .Nous avons fait un reportage photo puis nous avons interviewé les enfants de l’ecole.

Reportage photo

Les filles en train de dessiner

Les enfants écoutent une histoire

Les filles font les funambules

Alix tape un texte .

Un dessin d’élève

Les escargots

Interviews

Interview d’Anouk

Qu’est-ce que tu fais a l’école?

Je joue au lego ,je lis ,je fais de l’ordinateur .

Qu’est-ce que tu as appris ?

J’ai appri à compter et à dire l’alphabet .

Quel âge as-tu ?

J’ai quatre ans

Interview de Sacha:

Qu’est-ce que tu fais  a l’école?

je dessine, j’écris, je joue à l’ordinateur, je lis, je fais du bricolage , je fais des constructions.

Qu’est-ce que tu as appris?

j’ai appris a écrire en attaché.

J’ai 6 ans.

Léna & April, 8 et 9 ans

L’aventure commence

voilà, c’est pour demain – le premier jour d’école, pour les 6 enfants. Pleins d’attentes, d’espoir, de curiosité, d’envie d’apprendre. Saurons-nous les préserver, les faire évoluer dans les années à venir?

Et le premier jour pour L’école franco-danoise. Nos pratiques seront-elles à la hauteur de nos idées? Réussirons-nous à porter cette curiosité dévorante à son potentiel? Les enfants deviendront-ils des adultes confiants, résponsables, biens dans leur peau? Heureux même peut-être.

Les salles de classe sont prêtes. Les premières propositions de projets aussi. Le Støttegroupe se construit petit à petit.

Nous n’avons pas de recette, et il n’y en aura pas. Mais tentons tout de même une liste d’ingrédients: Échange, entraide et émulation. Hétérogéneité et multiâge. Un environnement riche en gradients, une osmose forte. Un cadre “tryg”, le droit de et l’encouragement à faire de son mieux. Et puis, une classe ouverte, sur le réel, la société environnante, une structure conçue pour l’adaptation, le changement et l’innovation. Une structure conçue aussi pour la confiance, la simplicité et la transparence.

Une liste d’ingrédients qui sera, bien évidemment, à revoir et à compléter.

Cette histoire s’écrira au fil des anecdotes, des photos, des rencontres, réelles ou virtuelles, des questionnements et des tâtonnements structurés.

À suivre…